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Estimation des coûts des interventions en faveur des OEV | |||
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Cette section aborde certaines questions relatives à l'estimation des coûts qui sont d'une pertinence particulière pour les interventions en faveur des OEV. Pour en savoir davantage sur les directives générales en matière d'établissement des coûts des interventions de projet, veuillez consulter les documents dans la rubrique "Lectures recommendées" dans la colonne de gauche de cette page. Les coûts des interventions en faveur des OEV dépendent des facteurs suivants :
Estimation des coûts financiers/économiques - qui paie ? Il existe deux façons d'approcher la question du coût des projets en faveur des OEV : i) Combien votre projet devra payer ? et ii) quel est le coût global du projet ? La première question concerne particulièrement les coûts financiers de votre organisme (et de votre partenaire local), et la réponse fournira des informations pour votre budget. La seconde question a trait aux coûts économiques de l'intervention, et concerne donc toutes les contributions, y compris celles pour lesquelles vous ne payez pas, et qui proviennent des institutions et des personnes se trouvant dans la société où vous travaillez : en résumé, la valeur imputée au travail volontaire, les dons, et le montant des réductions par rapport au règlement intégral (distorsion des prix). Il faut se rappeler qu'un bâtiment mis à disposition par la municipalité pourrait aussi être utilisé pour l'enseignement par exemple, et le temps offert par un docteur aurait pu servir, par exemple, à secourir un enfant malnutri. Le coût économique de votre projet est par conséquent une expression des coûts d'opportunité des valeurs qui entrent dans le cadre du projet, et il est donc important de le calculer afin de comprendre la viabilité éventuelle d'une intervention que le pays doit progressivement prendre en charge. Il est particulièrement important que ce dernier coût soit examiné dans le cadre des projets en faveur des OEV puisque ces projets, de façon classique, bénéficient énormément de la contribution des volontaires, de dons de nourriture, de vêtements et même de bâtiments, et souvent de réductions sur les services tels que les soins de santé, l'assistance juridique, les frais de scolarité et les soins psychosociaux. Pour de plus amples informations sur le calcul du coût économique, veuillez vous référer à la publication de l'ONUSIDA intitulée : Directives d’évaluation
des coûts des stratégies
Comme dans le cadre de tous les projets de la Banque mondiale, le salaire du personnel et les autres charges d'exploitation récurrentes incombent au gouvernement. Si votre projet constitue une nouvelle initiative, vous pourriez envisager la couverture d'une proportion décroissante des charges récurrentes pour mettre l'initiative en route rapidement, et donner le temps au gouvernement de trouver le financement nécessaire pour assurer la relève. Veuillez noter que les règles de la Banque ne permettaient, par le passé, de financer que les charges récurrentes supplémentaires liées à la mise en œuvre du projet, alors qu'une nouvelle procédure de la Banque portant sur l'éligibilité des dépenses autorise le financement de toute charge récurrente, tant qu'une justification appropriée est fournie. En décidant de la clé de répartition des différentes charges, ayez à l'esprit les principes suivants :
Trois types de coûtsLors de la préparation de votre budget pour les OEV, ayez à l'esprit les trois types de coûts suivants ainsi que leurs avantages et inconvénients respectifs. Coûts d'investissement - Le maintien des coûts d'investissement à un bas niveau peut, dans certains cas, être une façon de réduire le coût global par bénéficiaire, mais il faut garder à l'esprit le fait qu'une certaine réduction des coûts à ce stade peut, en fait, augmenter les charges récurrentes du projet, et ,partant le poids financier à long terme sur le gouvernement et les autres partenaires. Par exemple, la construction d'une installation du projet ou l'achat d'un véhicule coûtera cher initialement, mais servira à réduire les charges récurrentes en éliminant le paiement de location. Si l'on s'attend à ce que l'intervention en faveur des OEV soit un programme à long terme, alors la réalisation d'un tel investissement initial se comprend. Si, par contre, l'on s'attend à ce qu'elle soit un programme temporaire à court terme, tel que le fait de ramener les enfants soldats à la vie communautaire, alors la location d'espace et de véhicules peut mieux se comprendre que l'achat. Coûts d'exploitation fixes - Certains coûts, tels que les salaires du personnel employé à plein temps, les charges locatives et les services publics doivent être payés indépendamment du nombre d'OEV couverts par le programme. Ces types de coûts peuvent bénéficier des économies d'échelle. A mesure que le nombre des bénéficiaires augmente, le coût par enfant de chacune de ces dépenses diminue. Pour cette raison, les programmes comportant des coûts fixes élevés, tels que les installations de soins ou de formation au sein des centres, peuvent tirer partie de l'extension de leur intervention afin de toucher différents sous-groupes d'OEV ou enfants non typiquement considérés comme des OEV. Ici encore, les programmes prévus pour être à court terme ou les programmes dont on prévoit la variation significative du nombre de bénéficiaires d'une période à une autre devraient essayer de minimiser leurs coûts fixes, en faveur des charges variables. Dans la pratique, cela peut se traduire par la décision d'utiliser des consultants au lieu de recruter du personnel ou de sous-traiter des fonctions telles que les services de formation, d'assistance technique, de suivi et évaluation. Coûts d'exploitation variables - Définis de manière stricte, les coûts variables sont des coûts différentiels liés à la prestation d'une unité de service. Les coûts variables augmentent à un taux régulier à mesure que le nombre de bénéficiaires augmente, mais n'ont aucun impact sur le coût par personne, qui reste inchangé, alors que le nombre de bénéficiaires fluctue. Dans un projet d'appui aux OEV, les coûts variables pourraient inclure l'achat de nourriture, de médicaments et d'outils didactiques ou le montant d'un transfert conditionnel par enfant. Dans certains cas, ces coûts sont semi-variables, comme dans celui d'un projet qui maintient un enfant à une proportion d'aide adulte de 10 pour 1. Un nouveau membre doit être ajouté à chaque fois que le ratio dépasse 10 pour 1. Comme expliqué plus haut, pour les programmes temporaires à court terme, ou ceux destinés à un nombre de bénéficiaires sans cesse croissant, il est préférable de maximiser les coûts variables et de minimiser les coûts fixes, facilitant ainsi la mise à l'échelle et la réduction rapide du programme en fonction de la taille de la population bénéficiaire.
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