|
Justification des projets en faveur des OEV | ||||||||
|
|
|||||||||
Les investissements en capital humain sont souvent justifiés sur le plan économique par le fait qu'ils renforcent les capacités de la population à mobiliser des fonds et à éviter des comportements anti-sociaux, qui pourraient s'avérer potentiellement coûteux pour les individus et la société. Les individus et les familles verront souvent la rentabilité de ces investissements en capital humain, ce qui pourrait les inciter à investir. Toutefois, à cause des échecs du marché, il y a bien des cas où les coûts-avantages des investissements en capital humain seront substantiels ou acceptables pour la société dans son ensemble. En bref, le refus d'investir dans les OEV entraîne deux coûts économiques importants, à savoir :
Il peut paraître plus onéreux d'investir dans les OEV que dans les enfants moins vulnérables, parce que l'action sociale est plus compliquée et que certains obstacles, difficiles à surmonter, empêchent la participation des enfants eux-mêmes. Cependant, les investissements publics dans les OEV se justifient au plan économique par le fait que le non-investissement comporte potentiellement des coûts beaucoup plus négatifs pour ce groupe que pour les enfants moins vulnérables. Ainsi, la rentabilité peut en effet être meilleure pour les OEV que pour les non-OEV. Par exemple, alors qu'un non-OEV évoluera d'un emploi mal rémunéré à un emploi plus rémunérateur après avoir investi dans l'éducation, un enfant handicapé, après un investissement similaire, peut évoluer de la dépendance des autres vers l'autonomie. Cela permet d'économiser le temps des futurs tuteurs, et l'enfant pourra devenir un producteur net.
|
|||||||||