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Lectures recommandées

Manuel: Pour une éducation par les pairs efficace: Travailler dans le domaine de la santé sexuelle et génésique et lutter contre le VIH/SIDA avec les enfants et les jeunes

Pourquoi adopter l’approche FRESH dans  les programmes de Santé Scolaire?

UNICEF : Savoir pour Sauver L'ouvrage, a contribué à sauver la vie de millions d'enfants en apportant des informations sur la santé des enfants à ceux qui en ont le plus besoin : parents, dispensateurs de soins, agents de santé, fonctionnaires, journalistes et enseignants.

Améliorer les Normes : La prestation de prise en charge de qualité de l’enfant en Afrique centrale et en Afrique de l’est

Publications de l'UNICEF : Santé

Publications de l'UNICEF : Eau, environment et assainissement

L'OMS Santé de l'enfant

Investir dans notre avenir - Le soutien psychosocial aux enfants affectés par le VIH/SIDA. Une étude de cas au Zimbabwe et en
Tanzanie

En anglais:

Waivers and Exemptions for Health Services in Developing Countries

A World Bank assessment of Targeted Conditional Transfers Programs

Promoting Psychosocial Well-Being Among Children Affected by Armed Conflict and Displacement: Principles and Approaches

International HIV/AIDS Alliance – FHI – OVC Support Toolkit: Health and Nutrition


  OEV dans les programmes du secteur de la santé

 

Faire face à la détresse psychosociale et au traumatisme

Nombre de groupes d'OEV qui font l'objet de la présente Boîte à outils ont été victimes d'une forme ou d'une autre de détresse psychosociale ou de traumatisme. Parmi ces groupes, figurent des enfants qui ont vu leurs parents mourir d'une maladie ou périr dans un conflit ; des enfants vivant dans la rue, qui ont fui une situation de maltraitance chez eux ou sont victimes de violence de la part de leurs pairs dans la rue ; et des enfants anciennement associés à des groupes armés, qui ont été victimes d'abus et pourraient eux-mêmes avoir commis des atrocités.

Les symptômes courants chez les enfants victimes de détresse psychologique sont, notamment, les troubles du sommeil (les cauchemars, l'incontinence nocturne, l'insomnie et les structures du sommeil irrégulières). La peur est également un symptôme courant (peur de l'obscurité, peur de dormir seul, peur de quitter sa maison, peur des étrangers). Parmi les autres problèmes figurent l'anxiété, l'irritabilité, l'incapacité de se concentrer, la régression au stade de développement antérieur au plan comportemental, le repli sur soi-même par rapport aux amis et à la famille, la rébellion, l'agression et les symptômes psychosomatiques tels que les maux de tête et les maladies de la peau. Les enfants deviennent pessimistes quant à leur avenir et ont l'impression de ne plus maîtriser leur vie.

Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) suivants lorsqu'un traumatisme passé n'est pas guéri. Les symptômes du SSPT sont les survivants :

  • Intrusions ou rappels d'images, émotions intenses, cauchemars, et reconstitutions historiques. Ces intrusions laissent souvent le sujet dans un état de grand désespoir, de colère, d'impuissance ou de trahison.
  • Ré-exposition compulsive à un traumatisme. Les victimes de traumatismes ont de fortes chances d'être à nouveau des victimes. L'autodestruction est une réaction courante chez les enfants qui ont été victimes d'abus.
  • Eloignement et répression des émotions. On peut éviter le souvenir de l'événement traumatique en s'éloignant des éléments qui le rappellent, en consommant de la drogue ou de l'alcool et en se détachant des activités quotidiennes.
  • Incapacité à contrôler ses émotions. Les personnes souffrant de SSPT peuvent réagir par d'intenses émotions telles que la colère, la peur et la panique quand elles voient quelque chose qui leur rappelle la source de leur traumatisme. Elles réagissent souvent de manière excessive en menaçant les autres ou en percevant le monde comme un lieu d'insécurité. Les enfants font souvent une régression dans ces circonstances.
  • Attention et distraction. Les personnes souffrant de SSPT ont des difficultés à distinguer les informations pertinentes et non-pertinentes.
  • Altérations des mécanismes de défense et modification de l'identité personnelle. Le traumatisme s'accompagne généralement de sentiments de honte et d'inadaptation. Mais, comme il est trop pénible de vivre avec ces sentiments, la personne atteinte de SSPT les dénie souvent, ce qui ouvre la porte à d'autres abus.

La recherche a montré qu'il existe un lien fort entre la pauvreté et le stress. La pauvreté est due non seulement aux conditions débilitantes créées par le stress, la dépression et la maladie chronique, mais également à la réduction de la productivité des personnes du fait de ces conditions. En conséquence, il est important que la détresse psychosociale et le traumatisme soient identifiés et traités.

Dans le cadre de certaines de ses activités en faveur des enfants bouleversés, l'UNICEF appuie les stratégies qui aident les enfants à se sentir en sécurité, à s'exprimer, à comprendre leur état et à élaborer des solutions constructives pour faire face aux adversités auxquelles ils sont confrontés, et leur faire face. Les adolescents ont besoin d'une approche significative et non-violente pour soutenir et participer aux activités organisées par leur communauté. Le programme psychosocial de l'UNICEF s'articule autour des quatre stratégies suivantes :

  • Promotion du bien-être psychologique et social des enfants ;
  • Prévention de la détresse psychologique et sociale aiguë ;
  • Détection précoce de la détresse psychologique et sociale ; et
  • Traitement et réhabilitation des victimes de détresse psychologique et sociale aiguë.

Les interventions psychosociales devront promouvoir les compétences clés et les résultats suivants chez les enfants et leurs tuteurs :

  1. Attachement solide aux tuteurs;
  2. Attachements significatifs aux pairs et une compétence sociale;
  3. Confiance en autrui;
  4. Sentiment d'appartenance;
  5. Amour-propre;
  6. Autonomisation;
  7. Capacité d'accéder aux opportunités de développement cognitif, émotionnel et spirituel et à la sécurité économique;
  8. Espoir ou optimisme à propos de l'avenir;
  9. Sens de la responsabilité de ses propres actions;
  10. Compréhension des besoins, des droits et des sentiments d'autrui;
  11. Créativité; et
  12. Adaptabilité.

 

Voici quelques exemples d'activités qui peuvent être menées pour soutenir les enfants en détresse:

Sensibiliser les parents et les enfants sur la manière de surmonter l'adversité:

  • Concevoir et diffuser des messages d'éducation à la radio pour permettre aux parents et aux tuteurs d'apporter un appui psychologique simple à leurs enfants. Certains de ces messages doivent être conçus pour les grands-parents.
  • Elaborer et distribuer des exemplaires de brochures à l'intention des parents et des enseignants. Cette intervention pourrait s'avérer efficace dans les pays africains où l'on enregistre des taux d'alphabétisation élevés.
  • Aider le Ministère des affaires sociales à produire des pièces de théâtre impliquant des enfants pour les éduquer sur leurs droits et à la résolution de problèmes.

Préparer des volontaires pour mener des activités de soutien, d'encadrement et de divertissement/d'expression en faveur des enfants:

  • Formation de volontaires de soutien psychosocial chez les jeunes pour mener des activités d'encadrement, de divertissement et de sensibilisation au profit des enfants et de leurs parents.
  • Formation de volontaires pour fournir un appui psychosocial direct et assurer une intervention immédiate en faveur des enfants.

Former des professionnels pour mener des activités psychosociales avec les enfants:

  • Formation des conseillers pédagogiques;
  • Formation des travailleurs sociaux à l'appui psychosocial et fourniture de supports pédagogiques et thérapeutiques pour leurs activités avec les enfants et les familles;
  • Initiation à l'enseignement et formation des enseignants en interventions psychosociales.

Activités en faveur des enfants ayant besoin de protection particulière:

  • Activités de loisirs, d'expression et d'éducation pour les enfants vivant près d'une zone de conflit ou dans un ménage affecté par le VIH/SIDA;
  • Conseils psychologiques et sociaux individuels et de groupe pour les enfants blessés.
  • Soutien psychologique aux enfants en situation de détresse par des rencontres en tête-à-tête, des jeux, le counselling familial et des séminaires et des pièces de sensibilisation.
  • Cours de formation de soutien à l'intention des professionnels psychologiques.

Les sujets de formation essentiels devraient comprendre : le bien-être psychologique et social ; les sources de stress/crise et les réponses au stress/à la crise, l'intervention immédiate, y compris le processus de résolution de problèmes ou de guérison ; les problèmes psychologiques et/ou sociaux courants et les directives préconisées ; les activités d'intervention, qui pourraient comprendre le dessin, l'écriture, la chanson, la danse, les discussions, le jeu, le jeu de rôle ou le théâtre ; et les compétences en animation de groupe. Voir sur www.ovcsupport.net les réponses proposées par FHI [NB! anglais].

La formation des formateurs devrait être étalée sur une certaine période afin de s'assurer que les participants mettent en pratique ce qu'ils apprennent. La formation devrait être participative et comprendre le jeu de rôle, les discussions en petits groupes, des feuilles de travail, des journaux, etc. Les matériels pédagogiques devraient être à la fois théoriques et pratiques et comprendre, de préférence, des supports que les stagiaires peuvent utiliser avec les enfants ou les adultes avec qui ils travaillent.

Même si les interventions décrites ci-dessus ne sont pas toutes appropriées au contexte africain, nombre d'entre elles peuvent être adaptées pour être utilisées avec les enfants d'Afrique, en particulier ceux affectés par le VIH/SIDA et les conflits.

L'Alliance Save the Children a élaboré un certain nombre de directives utiles pour travailler avec les enfants affectés par le conflit armé et les déplacements de population. Ces directives cadrent avec l'approche de l'UNICEF décrite ci-dessus et qui s'applique aux enfants vivant avec le VIH/SIDA et confrontés à d'autres situations stressantes.

  • Adopter une perspective à long terme qui intègre le bien-être psychosocial des enfants.
  • Adopter une approche communautaire qui encourage les efforts personnels et se fonde sur la culture, les réalités et les perceptions locales du développement de l'enfant.
  • Promouvoir une vie de famille normale afin de renforcer la capacité de résistance naturelle de l'enfant.
  • Mettre l'accent sur les soins primaires et la prévention d'autres dangers dans le cadre du processus en essayant de guérir les blessures psychologiques des enfants.
  • Fournir un soutien et une formation au personnel qui s'occupe des enfants.
  • Assurer la clarté des questions éthiques afin de protéger les enfants.
  • Promouvoir les droits des enfants.

Soutien psychosocial- Camp de Masiye, au Zimbabwe

L'Armée du Salut a élaboré l'Initiative pour le Camp de Masiye en 1994 dans le but de remédier au manque de soutien psychosocial dans les programmes qui travaillaient avec les OEV. L'objectif principal du Camp de Masiye était de mettre en place des interventions de soutien en faveur des enfants affectés par le VIH/SIDA, qui soient à la fois économiques et d'impact important.

Masiye offre les services suivants :

Camps pour OEV - C'est la principale activité du Projet de Masiye. Il existe deux types de camps - le premier assure la formation des enfants en dynamique de la vie (un programme est destiné aux enfants de 6 à 11 ans et un autre à ceux de 12 à 16 ans ) et le second assure la formation en compétences familiales et parentales des enfants chefs de famille. Fin 2002, Masiye avait formé 4 200 enfants affectés par le SIDA dans des camps de dix jours. Ces jeunes gens étaient alors organisés en Clubs d'enfants qui servaient de points de suivi et de soutien pour les enfants qui avaient participé aux camps de formation. Les évaluations ont montré que les camps avaient contribué de manière significative au renforcement des capacités des enfants à faire face aux situations, et que les jeunes qui travaillaient avec les orphelins étaient plus susceptibles de changer leurs propres comportements face au SIDA. Les jeunes gens qui avaient suivi la formation sur le soutien psychosocial servaient alors de chefs-adjoints de groupes dans les autres Camps pour OEV organisés ultérieurement.

Le Projet Strive - Ce projet est mis en œuvre en partenariat avec Hope for a Child in Christ (HOCIC), une organisation regroupant plus de 20 organes confessionnels, qui a permis au Projet de Masiye de faire de la vulgarisation au niveau communautaire et d'avoir accès à un grand groupe de volontaires. Le Projet Strive vise à fournir un soutien à environ 8 000 enfants affectés par le SIDA dans 8 sites ; à accroître les filets de sécurité pour ces enfants et à renforcer les capacités de HOCIC dans son domaine d'intervention. Les activités de Strive vont de la formation des enseignants et des travailleurs des services à l'enfance en counselling dans le cadre de la création d'un fonds d'urgence pour satisfaire les besoins physiques et pratiques des enfants affectés.

Youth Drop in Center (Centre de passage pour jeunes)- Ce projet assure des services de conseils, fournit des informations, organise des séances de discussions et des activités de loisirs, et donne des conseils en matière de création d'entreprise aux jeunes affectés par le SIDA.

 

Boîtes à souvenirs : Le Projet de Sinomlando à Pietermaritzburg, en Afrique du Sud

Les Memory Boxes(Boîtes à souvenirs)sont conçues pour aider les millions de familles affectées par le VIH/SIDA en Afrique à faire face à la maladie, à la mort et au chagrin et à planifier l'avenir des enfants. Lancé en 2000, le Programme Memory Box est une initiative du Projet Sinomlando, un programme d'information de la Faculté de Théologie de l'Université du Natal. L'objectif général du programme Memory Box est d'accroître la résistance des enfants vulnérables et des orphelins affectés par le VIH/SIDA. Les souvenirs des familles sont conservés dans une boîte à souvenirs qui contient l'histoire des défunts parents ainsi que divers éléments relatifs à leur histoire. Pour atteindre cet objectif, le Programme mène deux types d'interventions : visites aux familles et visites aux groupes d'enfants. Dans le premier cas, les "facilitateurs de souvenirs" du programme encouragent les parents malades ou les soignants à relater l'histoire de la famille en présence de leurs enfants afin de faciliter la cérémonie de deuil. La méthodologie de l'histoire orale est utilisée pour la collecte des souvenirs de la famille. Les transcriptions des conversations en Zulu sont éditées et compilées dans une brochure, accompagnée d'une cassette audio de toutes les voix. Ces supports sont offerts à la famille interviewée et déposés dans une boîte à souvenirs créée par les enfants avec les facilitateurs de souvenirs.

En complément du travail effectué avec les familles, les facilitateurs de souvenirs organisent des groupes d'enfants avec l'aide de leurs organisations partenaires. Dix à douze enfants presque du même âge, généralement des orphelins, participent à douze séances de deux heures chacune après l'école. Les techniques thérapeutiques de base sont utilisées. Le Programme Memory Box s'inspire du Projet Humuliza, un programme de soutien des orphelins du SIDA en Tanzanie. Une attention particulière est accordée aux histoires vécues, aux arbres généalogiques et aux récits de deuil. Au cours des sessions, les enfants créent des boîtes à souvenirs qu'ils remplissent de divers objets.

Depuis 2002, le Programme a formé diverses ONG, OBF et OCB à la méthodologie dans le but d'étendre la portée de l'organisation.

 

Pour plus d'informations sur les projets Memory Box, voir : Memorybooks in Tanzania and Zimbabwe.

 


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