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Quelques écueils courants et comment les éviter | |||
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Niveau trop élevé de prestation L'excès de prestations peut avoir une incidence négative sur les OEV, notamment en faisant passer leur consommation au-dessus du niveau de leurs pairs. Les meilleurs exemples sont donnés par le grand nombre d'orphelinats et de foyers collectifs gérés par des ONG occidentales qui maintiennent des niveaux de vie élevés par rapport à celui auquel les enfants peuvent s'attendre plus tard dans la vie. La fourniture de logement aux ménages dirigés par des OEV, d'un standing supérieur à celui de la communauté environnante, constitue un autre exemple. Des programmes en faveur des OEV offrent des bourses pour l'enseignement secondaire (notamment le second cycle), dans des zones où les taux d'inscription au niveau secondaire de la population générale sont très faibles. Un niveau trop élevé de prestation peut donner lieu à des sentiments de jalousie et d'hostilité à l'endroit des OEV au niveau des frères et autres personnes non bénéficiaires, voire de la violence. Un niveau élevé de consommation au sein d'une institution avec régime d'internat peut isoler l'enfant et contribuer à rompre ses liens avec sa famille et sa communauté. Dans ces institutions, les enfants s'habituent à un niveau de vie élevé et insoutenable, loin de la réalité. Cela dit, il n'est pas toujours possible de limiter l'assistance aux OEV par rapport au niveau de vie de la communauté, car leurs pairs sont malnutris ou ne bénéficient pas de services de base en matière de santé et d'éducation, et, d'autre part, parce qu'il n'est pas possible de venir en aide à ces derniers (tous les frères et sœurs, ou le village entier), dans les limites du budget disponible. Les transferts de fonds sans condition constituent sans doute la forme la plus dangereuse d'aide excessive, en ce sens qu'ils peuvent favoriser le travail des enfants. Les transferts supportent le coût, en terme de consommation, lié à l'accueil d'un enfant au sein de sa famille pour profiter de sa force de travail. Un des effets pervers qui en résulte est le syndrome de cendrillon : accueillir "de bon cœur " des filles chez soi pour en faire des domestiques. Enseignements :
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