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Elaboration de politiques nationales pour les OEV | |
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Etape 4 : Réduire vos options politiques A ce stade, vous aurez une longue liste des interventions possibles, qu’il faudra ramener à un paquet de politiques et d’interventions financièrement et techniquement faisables qui (a) peut être mis en œuvre par le gouvernement et ses partenaires, (b) pourrait avoir un impact sur les groupes d’OEV prioritaires, et (c) est conforme à vos buts, objectifs et principes. Pour réduire votre liste d’options, vous devez trouver les meilleures réponses à chacune des questions suivantes.
Votre réponse à chacune des questions sera étroitement liée aux réponses que vous avez données à la (aux) question(s) précédente(s). La première question, qui porte sur les limitations financières, déterminera vos réponses à chacune des questions suivantes. Vous aurez probablement à répéter cet exercice plusieurs fois, au fur et à mesure que l’écart entre vos intentions et ce qui est faisable, d’un point de vue réaliste, devient apparent. Nous présentons ci-dessous quelques exemples de la manière dont vous pouvez répondre à chacune de ces questions, et des suggestions sur le choix de la meilleure option. Nous avons également élaboré un exemple hypothétique pour illustrer le résultat obtenu : Exemple hypothétique de politique pour les OEV. 1. De quel budget disposez-vous pour financer les besoins spécifiques des OEV? La nature de votre politique nationale pour les OEV dépend dans une large mesure des ressources financières disponibles pour son financement. Une option pour arriver à un niveau réaliste de financement consiste à utiliser les niveaux actuels de financement comme point de départ et ensuite à mettre en place deux ou trois scénarios différents, à la lumière des tendances des dépenses sociales et des contributions que les donateurs pourraient faire à moyen terme. Par exemple, dans un pays avec un PIB de 37 milliards $EU, cela pourrait se traduire par un budget OEV de :
2. Comment établir la liste des catégories d’OEV en ordre de priorité ? Les options possibles comprennent ce qui suit :
Vous pouvez encore établir une liste de priorités au sein de chaque catégorie, en privilégiant, par exemple, : (a) les enfants âgés de moins de 10 ans, (b) les filles, (c) les enfants les plus vulnérables (par ex., les orphelins doubles au lieu de tous les orphelins). Bien évidemment, votre réponse dépend de la disponibilité du financement, et vous aurez probablement à identifier un ensemble de critères plus rigoureux à appliquer si vos ressources (financières et humaines) s’avèrent insuffisantes.
Les sous-sections sur le Affectation des ressources aux OEV devraient
vous permettre de déterminer les groupes d’OEV que votre politiq ue nationale devrait privilégier.
3. Sur quelles interventions ou possibilités d’actions devez-vous concentrer vos efforts? Ici, vous devez tout d’abord passer au crible les interventions que vous avez identifiées lors de l’Etape 2 (Identifier les Options Possibles). Cliquez ici pour un exemple du classement des interventions possibles en faveur des orphelins. La décision finale sur le choix des programmes à mettre en oeuvre dépendra du coût par bénéficiaire et du nombre d’OEV ayant besoin de services par rapport aux limitations financières. Vous pouvez consulter la section Estimation des coûts de cette Boîte à outils pour voir s’il contient des informations relatives aux coûts des interventions prioritaires. Si non, vous devez vous-même procéder à une estimation des coûts des programmes. Si vous trouvez que l’une des interventions proposées coûte trop chère étant donné les catégories d’OEV que vous avez décidé de privilégier, il faudra faire marche arrière pour modifier votre réponse à la question #2, en choisissant des critères plus strictes d’éligibilité. Notez que concernant la faisabilité, il ne s’agira pas uniquement d’argent, mais également de ressources humaines, par ex., y’a-t-il suffisamment d’assistantes sociales, d’infirmières ou d’enseignants préscolaires ? Si non, combien de temps faudra-t-il pour les former ? Par ailleurs, si vous disposez de moyens pour servir plus d’OEV que ce que vous avez initialement prévu, il faudra revoir à la hausse le nombre de groupes d’OEV que vous envisagez de servir.
4. Qui doit se charger de la mise en oeuvre de chaque politique ou intervention ? S’il est clair qu’il existe un organisme approprié capable d’exécuter le programme, indiquez cet organisme comme la seule option. S’il existe plusieurs organismes pertinents, alors profitez de l’occasion pour analyser les points forts et les faiblesses de chaque organisme par rapport au programme sélectionné. Voici un exemple de ce que vous pouvez trouver comme réponse à cette question pour chaque programme.
Cliquez ici pour un exemple d’outil analytique simple que vous pouvez utiliser pour identifier le meilleur organisme pour chaque programme. Dans le cadre de ce processus, essayez d’éviter de surcharger les ministères, en prenant en compte les possibilités de synergies à travers les programmes, si les deux sont mis en oeuvre au sein du même ministère. Par ailleurs, gardez à l’esprit que dans la plupart des cas, vous pouvez avoir un organisme principal, mais vous aurez probablement besoin de la collaboration des autres. Enfin, si un ministère est le seul choix logique mais il est très faible sur le terrain, vous pouvez envisager de contracter des ONG pour effectuer le travail au niveau des communes et/ou communautés. 5. Comment assurer la coordination entre des principaux acteurs publiques et privés lors de la mise en œuvre ? Les options possibles comprennent :
Pour faire le bon choix pour votre pays, il faudrait déterminer lesquels de ces groupes existent déjà ou a fait ses preuves dans la mise en œuvre de politiques en faveur des groupes vulnérables ou des enfants.
6. Comment suivre l’état d’avancement ?
Il faudra explicitement inclure le suivi et évaluation dans la politique et vous devez envisager d’y intégrer une évaluation d’impact rigoureuse dès le début du cycle de la politique pour servir, par la suite, d’outil fiscal/politique pour les investissements. De toute façon, vous devez avoir une ligne de base et des objectifs quantifiés assortis d’indicateurs précis. Les coûts du suivi doivent être inclus dans le coût global de la politique, en tant que partie intégrante de toute intervention. Pour de plus amples informations, se référer au section Suivi et évaluation.
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