|
Ciblage
géographique : où trouve-t-on les OEV ?
Il existe deux manières principales d'identifier les zones géographiques qui ont le plus besoin d'interventions en faveur des OEV : en se basant sur l’avis des acteurs qui travaillent pour et avec les OEV ou à partir des statistiques. S'appuyer sur les acteurs prenantes peut très bien s'avérer l'approche la plus pratique, particulièrement en ce qui concerne les groupes d'OEV pour lesquels il est peu probable de trouver des données statistiques fiables, tels que les enfants aveugles. Dans nombre de cas, on sait plus ou moins où trouver la plus forte concentration d'OEV. C'est le cas des enfants de la rue, qu'on rencontre généralement dans certaines grandes villes, ou des enfants affectés par la guerre, qui se trouvent principalement
dans les zones de conflit ou les régions à forte concentration de réfugiés. Par ailleurs, les parties prenantes locales sont souvent en mesure d'indiquer les quartiers où vivent les handicapés, et où on peut trouver certains groupes d'enfants travailleurs (dans les lieux tels que les mines et les carrières périurbaines).
Au cas où les acteurs locaux ne peuvent pas aider à identifier les zones de fortes concentrations de groupes d'OEV spécifiques, ou si leurs informations semblent peu fiables, il conviendra de consulter les statistiques disponibles. Au nombre des sources importantes de données statistiques pertinentes figurent les UNICEF: Surveillance et statistiques les enquêtes de DHS qui peuvent être téléchargées à partir du site Internet de Macro International, et la HIV/AIDS Survey Indicators Database [NB: anglais!] (dans la dernière citée, il est possible de générer des informations détaillées par pays, par exemple, sur le degré de stigmatisation, la volonté de prendre en charge les membres malades de la famille et le comportement sexuel). Ces deux enquêtes offrent des informations relatives aux OEV et décomposées par région. Dans plusieurs cas, des enquêtes nationales complémentaires peuvent être obtenues - vérifier auprès de l'organisme national chargé des statistiques dans le pays du projet, et auprès des parties prenantes majeures comme l'UNICEF et le PNUD. Il existe également les LSMS [NB: anglais!]et le Questionnaire sur les indicateurs de base du bien-être (QUIBB, ou CWIQ en anglais, généralement financés par la Banque mondiale). S'il n'existe aucun indicateur précis concernant votre groupe cible d'OEV dans les données disponibles, vous pouvez utiliser des données substitutives de vulnérabilité des enfants, telles que les taux de mortalité juvénile, les taux de malnutrition et les taux de fréquentation scolaire (pour plus d'informations sur les sources de données, voir la section Recherche circonstancielle et sources des données secondaires). Enfin, vous pourriez envisager de procéder à vos propres recherches afin d'identifier les zones les plus durement touchées.
C'était, par exemple, le cas du Bénin et du Burkina Faso, où il a été découvert que les lieux d’origine des enfants victimes de trafic étaient relativement différents de ce qu'on croyait en général.
|