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Affectation des ressources aux OEV | |||
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Et les enfants en dehors des soins familiaux ? Un défi majeur dans le travail avec les OEV est que bon nombre des enfants les plus sérieusement vulnérables ne vivent pas dans un cadre familial - ils peuvent être dans les rues et sur les marchés, dans les foyers collectifs, dans les mines et les carrières, dans la cour de leurs employeurs temporaires, dans des maisons closes, avec des groupes armés ou des gangs, dans des maisons désaffectées, etc. Outre le fait de pouvoir difficilement se prêter à une enquête et à un échantillonnage, ces enfants ont également tendance à être mobiles et, par conséquent, difficiles à trouver et à suivre. Les moyens possibles de les identifier, et partant, de déterminer la taille de la population bénéficiaire sont, entre autres :
Les méthodes à base communautaire ont peu de chance de convenir pour l'allocation des ressources en faveur de ces enfants, en ce sens que ces derniers sont, soit physiquement, soit psychologiquement, en marge de la communauté. Dans ces cas, la meilleure solution est l'auto-sélection, notamment en proposant des services qui n'intéresseraient pas des enfants évoluant dans des situations plus heureuses. Les cas d'espèce sont la fourniture de conseils aux victimes d'abus sexuels (très peu susceptible d'intéresser les enfants qui n'ont pas été victimes d'abus), des programmes de réhabilitation des drogués (de peu d'intérêt pour les enfants qui n'ont pas de problème de drogue), ou des "écoles" à temps libre (drop-in "schools") sur les places de marché (seulement convenables pour les enfants qui travaillent sur les marchés). Comme il est presque toujours très difficile d'obtenir l'engagement de certains OEV (tels que les enfants de la rue, les enfants prostitués, les enfants qui abusent de substances psychotropes, et les enfants soldats) à un programme de réintégration, on a souvent recours au recrutement volontaire. Les enfants sont informés de l'existence du programme, normalement à l'occasion des visites des travailleurs sociaux et des éducateurs de rue. Lorsqu'un enfant a suffisamment de motivation et de confiance pour s'engager dans le programme, il est encouragé à le faire, et on pense que ce recrutement volontaire contribuera à renforcer son engagement vis-à-vis du processus de réhabilitation et de réinsertion sociale.
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