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Affectation des ressources aux OEV | |||
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Les institutions (publiques) ont-elles un rôle à jouer ? Un dernier moyen d'identifier les bénéficiaires éligibles pour votre projet est par le biais des institutions gouvernementales, ou un projet public ou privé déjà en place. Les enfants au bas de la spirale de vulnérabilité, par exemple, peuvent être souvent identifiés avec l'aide de la police et grâce aux dossiers judiciaires, ou au niveau des centres de détention juvéniles. Dans plusieurs pays africains, les forces de police, mal équipées pour s'occuper de ces enfants, particulièrement lorsqu'ils sont victimes plutôt que coupables, les confient à une institution gouvernementale ou à une ONG. Les enfants qui ont côtoyé des groupes armés pourraient être confiés provisoirement aux forces armées nationales, tandis que d'autres peuvent être orientés au projet à partir des centres de soins de santé publique. Au Bénin, il existe une ligne téléphonique verte (le 16), fréquemment utilisée et bien connue des populations, par laquelle les voisins, les enseignants et autres membres de la communauté peuvent joindre la Brigade de Protection des Mineurs (BPM), qui constitue un service de la police, pour signaler des cas. La BPM remet alors les OEV aux projets des ONG pertinentes - les victimes de trafic à un projet, les enfants négligés à un autre, les enfants délinquants à un troisième, les enfants handicapés à un quatrième et les cas d'abus à un cinquième, etc. Ainsi, ces projets disposent d'un mécanisme implicite de ciblage, à savoir le signalement par la communauté via la police.
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