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Caractéristiques du portefeuille ECD Afrique (Extrait de l’Annuaire des interventions ECD Afrique)

  • Haut niveau de participation communautaire.  Dans les pays comme le Kenya, le Sénégal, et le Burundi, les programmes ECD ont été élaborés dans le cadre des structures préscolaires qui sont organisées, financées et gérées par les parents.  Les communautés signent des contrats avec les prestataires du secteur public et des ONG pour la fourniture des services de santé et la formation des soignants communautaires, et ils incorporent l’ECD dans leurs plans formels de développement et de reconstruction.
  • Mise en oeuvre multisectorielle et décentralisée.  En Erythrée, des dispositions non-traditionnelles sont prises pour assurer la mise en oeuvre de l’ECD.  Elles comprennent la mise en œuvre interministérielle et décentralisée de projets.  Le Ministère de l’administration locale assure la mise en oeuvre du programme ECD à travers ses départements territoriaux, tandis que les ministères de la santé, de l’éducation, de l’information et de l’agriculture fournissent un soutien technique et de suivi.  Au Burundi, une ONG nationale assure l’administration du programme ECD pour le compte du Ministère du Plan. 
  • Rôle visible des ONG dans la mise en oeuvre du projet.  En Ouganda, au Kenya, et au Burundi, une ONG gère la mise en oeuvre du projet ECD et sous-traite avec des ONG locales pour le soutien technique.  Les ONG locales assurent la formation ; l’information, l’éducation, et la communication (IEC) ; la mobilisation ; et fournissent des services au niveau communautaire.  En Ouganda, 25 ONG et 100 organisations à base communautaire sélectionnées à travers les procédures compétitives de passation des marchés de la Banque facilitent la mise en œuvre du projet ECD dans 25 communes.  Au Kenya, cinq principales ONG et fondations (la Fondation Aga Khan, Catholic Relief Services, Fondation médicale et des recherches d’Afrique (AMREF), Action Aid Kenya, et CARE Kenya) ont été sélectionnées parmi 50 candidats à travers ce processus compétitif.  Les organisations mettent en œuvre des projets pilotes pour y incorporer des programmes novateurs, tels que le programme Madrasa ECD de la Fondation Aga Khan (à Mombasa et à Zanzibar), en vue d’améliorer la qualité des services ECD appropriés au plan culturel.  En Erythrée également, les ONG nationales telles que l’Union nationale des jeunes et des étudiants d’Erythrée et l’Union nationale des femmes érythréennes jouent un rôle remarquable dans la mise en œuvre du programme ECD.
  • L’accent sur la protection de l’Enfant.  La prise en charge des enfants déplacés et des orphelins de guerre et enfants affectés par le VIH/SIDA constitue une composante essentielle des programmes ECD mis en œuvre en Afrique.  Environ le quart du crédit total de la Banque pour le projet érythréen sera consacré à la réinsertion des orphelins de guerre, au soutien matériel des familles avec des orphelins et à la prise en charge de très jeunes enfants.  En Ouganda, au Burundi, et au Zimbabwe, les projets innovateurs de subvention ont été mis en place pour soutenir les organisations indigènes à base communautaire qui fournissent des soins familiaux et communautaires des orphelins du SIDA et d’autres orphelins.
  • Partenariat avec les bailleurs des fonds.  L’UNICEF et l’OMS travaillent en partenariat avec les gouvernements et la Banque mondiale sur de nombreux programmes ECD.  Les autres partenaires qui jouent également un rôle important comprennent l’UNESCO, le PNUD, la FAO, et le PAM ; des donateurs bilatéraux tels que la Coopération allemande (GTZ), NORAD, et DANIDA ; et des grandes fondations telle que la Fondation Bernard van Leer, la Fondation Aga Khan, et Save the Children Fund.  En Erythrée et en Ouganda, l’OMS fournit une expertise technique aux efforts ECD à travers son programme de Prise en charge intégrée des maladies de l’enfant, et l’UNICEF fournit du personnel pour assurer sur le terrain la supervision technique de l’élaboration de manuels et d’outils pour suivre la croissance de l’enfant.
  • Rôle important des stratégies de communication pour la sensibilisation. Les communications stratégiques sont régulièrement mises en oeuvre pour promouvoir et renforcer la transmission des connaissances sociétales et des pratiques indigènes positives sur l’éducation des enfants, l’alimentation et la nutrition, et la stimulation psychosociale et cognitive afin de changer les comportements négatifs des soignants des enfants.  Les communications stratégiques constituent l’une des composantes clés de tous les programmes du nouveau portefeuille ECD de la Banque.  Ces efforts comprennent l’utilisation des communications face à face ; la radio, la salle de spectacle communautaire, et la télévision, si disponible ; et d’autres techniques d’éducation de masse (par exemple, au Nigeria).  Les programmes Afrique encouragent activement le partenariat avec le secteur privé, où réside l’expertise en communications.
  • Liens étroits avec les programmes de santé scolaire et nutrition.  Dans la plupart des pays africains, les programmes ECD sont liés aux programmes de santé scolaires existants ou planifiés afin de soutenir les investissements réalisés au cours des premières années.  Le lien avec les systèmes scolaires facilite la fourniture des interventions remarquablement rentables en matière de santé et de nutrition dans les écoles, permettant ainsi d’assurer que les enfants sont capables de maximaliser les bénéfices de leur éducation.  Un partenariat inter-agences entre l’OMS, l’UNICEF, l’UNESCO, et la Banque mondiale soutient le développement de l’initiative FRESH Start for School Health in Africa, et a identifié l’ECD comme faisant partie de l’effort global pour promouvoir l’Education primaire universelle (EPU)

 

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