Création d'autres sources de revenu
Sur la base de ce qui a été appris lors des consultations initiales/évaluations sociales, réfléchir à la manière dont la conception du projet peut être ajustée afin de limiter l'impact négatif sur les enfants qui sont déjà vulnérables ou d'éviter que d'autres enfants ne deviennent OEV (par exemple, pousser dans des formes plus dangereuses du travail des enfants). La mesure la plus importante consisterait probablement à identifier et à soutenir les nouvelles manières de gagner leur vie offertes aux personnes susceptibles de perdre leurs moyens de subsistance du fait du projet. On trouvera ci-après deux options allant de la plus facile à mettre en œuvre, dans le cadre du projet, à la plus difficile.
- La mesure la plus simple consiste à accorder en priorité l'accès aux nouveaux emplois créés par le projet aux personnes qui s'occupent des OEV ou aux OEV les plus âgés, mais les emplois qui correspondent à leur niveau (c'est-à-dire faibles) seront probablement trop peu nombreux. On pourra organiser une formation pour rendre ces emplois plus accessibles aux groupes cibles. Les personnes qui s'occupent des OEV et les OEV plus âgés pourraient, par exemple, être formées à la fabrication et à la commercialisation de foyers améliorés.
- Certains projets peuvent créer de nouvelles opportunités d'emploi dans des activités qui ne sont pas directement financées par le projet lui-même mais s'y intègrent. Par exemple, un projet de remplacement des biocombustibles par des sources modernes d'énergie ferait perdre aux femmes et aux enfants transporteurs de bois de chauffe leurs emplois, mais pourrait offrir des opportunités d'emploi dans les pépinières pour encourager le reboisement. Le modèle opérationnel utilisé actuellement à la Banque mondiale pour les interventions dans le domaine de l'énergie traditionnelle est basé sur les systèmes de gestion communautaire et participative des ressources naturelles. L'approche recommandée est celle du développement "basé sur les atouts", impliquant la diversification économique et l'introduction de nouveaux emplois et d'emplois à valeur ajoutée au niveau local. Toutes les opérations de la Banque mondiale en cours dans le secteur de l'énergie, qui comportent des composantes d'énergie de biomasse, adoptent cette approche (par exemple, le PROGEDE au Sénégal, le projet AIJ/RPTES au Burkina Faso, le projet EAP en Ethiopie, le projet HEP au Tchad, le projet EP3 à Madagascar). Les projets qui attireront un grand nombre de travailleurs venant de l'extérieur, tels que les centrales électriques, offriront probablement des opportunités d'ouvrir de petits restaurants ou des cantines dans les environs de la centrale. Au nombre de mesures qui peuvent être prises figurent:
Note : Toutes les activités suggérées pourraient avoir des incidences négatives pour les OEV. Pour en savoir plus sur les risques, voir la section Quelques écueils courants et comment les éviter dans la présente Boîte à outils.
Même si l'on ne peut identifier aucune (ou pas assez) d'opportunité(s) d'emploi dans les activités auxiliaires, les mesures susmentionnées pourraient toujours être prises, mais sans qu'on les limite aux activités auxiliaires.
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