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Transport | |
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Clauses contractuelles relatives au VIH/SIDA, au travail des enfants et aux groupes vulnérables L'une des choses les plus simples qu'un projet de transport puisse faire est de s'assurer que tous les contrats utilisés par le Ministère du transport sont conformes à la législation nationale et internationale sur le travail, qui interdit aux entrepreneurs de recruter des enfants de moins de 15 ans pour les travaux (dangereux). Au Mozambique, la FDID impose à ses entrepreneurs de donner la priorité aux groupes vulnérables dans leurs pratiques de recrutement. Ces groupes comprennent les ménages dirigés par les veuves, les mères seules et les ménages qui ne disposent pas de source de revenu régulier. De même, le MOT (Ministère du transport) devrait inclure dans ses contrats des clauses exigeant que les entreprises de construction éduquent leurs ouvriers sur la manière de se protéger et de protéger les habitants des communautés où ils travaillent contre le VIH/SIDA (voir échantillon de clauses de contrat). évitant ainsi d'augmenter le nombre d'orphelins et de jeunes gens infectés dans les zones où ils exercent leurs activités. Le succès de ces deux mesures dépend, en partie, de la disponibilité de la main d'œuvre avec les compétences nécessaires pour vérifier que les clauses sont respectées et que les sanctions sont imposées aux entrepreneurs qui ne respectent pas leurs engagements contractuels. Ceci présuppose que vous disposez du personnel pour assurer un suivi adéquat, ce qui n'est malheureusement pas souvent le cas. Les budgets pour les projets de transport dans les pays disposant de systèmes judiciaires pour poursuivre de tels cas devraient veiller à intégrer le financement des coûts d'un tel suivi. Mais, ceci n'est que la moitié du problème. Les ingénieurs se sentent compétents pour réaliser des ouvrages mais pas pour distribuer des préservatifs et essayer de changer les comportements des gens. Même si un entrepreneur est disposé à assurer une éducation sur la prévention du VIH/SIDA, il peut ne pas avoir la moindre idée sur la manière de procéder. Le Programme Ethiopien pour le développement du secteur routier (RSDP) (voir Africa Transport – Technical Note, Working with Road Contractors on HIV/AIDS Prevention [NB: anglais!]) a travaillé en étroite collaboration avec les entrepreneurs pour les aider à se conformer à cette nouvelle exigence consistant à assurer l'éducation à la prévention du VIH/SIDA. Il fallait d'abord éduquer les entrepreneurs sur la question du VIH/SIDA, car nombre de ces entrepreneurs étant d'origine chinoise et coréenne, étaient peu informés sur le virus et son impact en Afrique. Le personnel du programme routier a aidé les entrepreneurs à identifier deux grandes interventions de prévention du VIH/SIDA qu'ils pourraient financer : le volet information, éducation et communication (IEC) et le volet distribution de préservatifs. Il a encouragé, par la suite, les entrepreneurs à nouer des partenariats avec les formations sanitaires au sein des communautés hôtes où ils étaient en activité. Ceci leur a permis d'étendre le champ de leurs activités d'IEC et de distribution de préservatifs pour y inclure un éventail plus large de résidents communautaires et non seulement ceux qui travaillaient pour l'entreprise. Il a également permis aux ouvriers atteints du VIH/SIDA d'accéder à des services de conseils et de traitement antirétroviral. Le projet a élaboré un format pour les entrepreneurs à joindre à leurs rapports mensuels, qui a permis de suivre les résultas atteints dans les domaines d'IEC et de distribution de préservatifs. Ainsi, on a pu déterminer le nombre de préservatifs, d'affiches et de brochures distribuées, ainsi que les sessions organisées et les personnes atteintes dans le cadre de ces sessions pour chacun des sites d'opération. Les budgets affectés aux contrats comportaient une ligne spéciale consacrée aux activités de prévention du VIH/SIDA, ce qui a également facilité le suivi. Même s'il a fallu du temps pour démarrer ce volet, il s'est tout de même avéré très efficace, avec 85% des ouvriers employés par les entrepreneurs indiquant qu'ils avaient entendu parler du VIH/SIDA et du mode de transmission. Les agents de la Régie éthiopienne des routes (Ethiopia Roads Authority) ont été encore plus nombreux, avec un taux de 90% indiquant avoir connaissance du VIH/SIDA et de son mode de transmission. Les 12.000 agents de l'ERA ont créé par la suite un fonds pour OEV dans lequel chacun d'entre eux a versé une partie de son revenu pour soutenir les orphelins des employés de l'ERA décédés du VIH/SIDA. Plusieurs leçons ont été tirées de ce projet et d'autres, dont notamment les suivantes
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